Pourla 5e année consécutive, Bretagne vivante mène une opération de sauvetage d’amphibiens aux Perrières. Nom de code : « Grenouilles en vadrouille » ! Afinde permettre aux petits animaux de passer de l’autre côté de la route sans croiser de voitures, Vinci est en train de construire, en Mayenne, deux tunnels sous l’A81, qui relie Laval au Néanmoins pour tous ceux qui, de par leur profession connaissent bien le sujet, une dure réalité voit jour ; celle-ci est apparue lors des « débats » par la nature des questions posées, qui traduit une grande innocence sur le sujet. Entre parlementaires « en phase d’initiation » et professionnels aguerris, le décalage est abyssal. Fast Money. Des associations de protection de la nature ont mis en place des tunnels sous les routes pour éviter que les grenouilles et les crapauds ne se fassent écraser. Publié le 20 février 2008 à 000 Cet article a plus d'1 an ! Modifié le 02 septembre 2021 à 1548 Chaque année, des milliers de batraciens se font écraser. Ils dorment tout l’hiver et, à leur réveil, au début du printemps, ils retournent à la mare ou à l’étang où ils sont nés, afin de s’y reproduire. Ils traversent alors de nombreuses routes et risquent l’accident. Pour les protéger, les associations de protection de la nature ont installé des crapauducs » des tunnels sous les routes, permettant aux batraciens de traverser sans danger. Mais ces installations coûtent cher. Alors, les protecteurs ont inventé des barrières que les batraciens longent pour tomber dans des seaux. Chaque jour, des personnes les relâchent de l’autre côté de la route. Ils peuvent ainsi continuer leur chemin. C’est important, car les grenouilles et les crapauds jouent un rôle important dans l’équilibre de la planète. Ils mangent des limaces, des vers et des insectes, puis se font manger par des oiseaux et des mammifères, tandis que leurs têtards sont appréciés des poissons. Toi aussi, tu peux aider Batracien famille regroupant les grenouilles, les crapauds et les tritons. Marie Lebas C’est un énorme danger pour eux aussi plus de 200 millions d’animaux meurent percutés ou écrasés chaque année sur les routes en Europe, d’après une grande étude publiée cet été… Une majorité d’oiseaux, mais aussi de nombreux mammifères, particulièrement ceux de petite taille, et qui vivent la nuit, comme le hérisson en France presque 2 millions périraient tous les ans sur nos nationales ou départementales, c’est la principale menace qui pèse sur ces petites boules piquantes ! Mais, nous autres humains tentons d’éviter l’hécatombe, d’autant que ces collisions peuvent aussi vous le savez nous être fatales. Des tas de parades apparaissent donc un peu partout, et pour différentes espèces… Je vous préviens le catalogue est aussi malin que cocasse ! Alors donnez-nous des exemples !Si je vous dis écuroduc », avez-vous la moindre idée de ce que c’est Nicolas ?.... Un viaduc pour écureuils ! Principe très simple une corde tendue entre 2 arbres au-dessus d’une route particulièrement fréquentée, avec un système de poulie pour qu’elle reste bien tendue, et qui permet donc aux rongeurs diurnes, eux, de traverser en toute sécurité. On vient d’en installer un à Montéléger dans la Drôme, mais on en voit depuis plusieurs années déjà à Lyon, Strasbourg, Grenoble, ou Callac dans les Côtes d’Armor, la toute première à s’être mise à l’écuroduc en 2010… Mais aussi au… loutroduc », un passage à loutre, cette fois, comme son nom l’indique, une petite rambarde le long d’un tunnel ! Il existe aussi des crapauducs, creusés SOUS les routes pour que les amphibiens là aussi évitent de se faire écrabouiller sous nos roues, ou même des chiroptèroducs, passerelles pour chauve-souris. Mais est-ce que ça marche ? Y’a-t-il des résultats ?Alors pour les chauves-souris, les expérimentations au-dessus de l’autoroute A89 dans le Rhône ou de l’A65 dans les Landes n’ont pas été très concluantes, on en a vu passer très peu. Les écuroducs, eux, donnent des résultats c’est pour cela d’ailleurs qu’il y en a de + en +… Pour les crapauds et grenouilles, qui sont ceux qui meurent le + sur nos routes, les tunnels peuvent aider, mais des communes vont encore + loin pour les protéger comme Lamballe, qui ferme carrément une portion de la départementale 28 à partir de lundi le 14 décembre pour 3 mois, afin de laisser les amphibiens migrer et se reproduire tranquilles ! Et puis comme le phénomène est mondial, sachez qu’aux Etats-Unis dans l’Utah, un pont aménagé avec des pierres, roches et troncs au-dessus d’une 6 voies vient de livrer son bilan une vidéo postée il y a quelques jours qui compile tous les passages depuis sa construction il y a 2 ans. On y voit des écureuils, des élans, des daims, des pumas, des coyotes, et même… un ours à la cool ! 3 minutes 30 de pur régal Un soir de mai 1999, une bien curieuse opération se met en branle. Des enfants, munis d'épuisettes, ratissent un marais. Leur mission sauver les 2000 grenouilles et salamandres qui finissent en bouillie sur la chaussée. La route 220 divise le marais du lac Brompton, le troisième marais en importance de l'Estrie, qui s'étend sur 5 km carrés à l'entrée du Parc national du Mont-Orford. Or, la route 220 se trouve en plein cœur du corridor de migration des amphibiens. En 1997, je suis arrivé près du marais et j'ai aperçu des crêpes sur la route! Il y avait des centaines et des centaines de petites grenouilles écrasées. J'en ai parlé à mon épouse, Lucie, et elle m'a dit "Daniel, tu es biologiste, tu dois faire quelque chose!"» - Daniel Bergeron, président de l'Association de protection du lac Brompton Le biologiste, alarmé, se met en tête d'aménager des traverses de grenouilles, comme il en existe en Europe et aux États-Unis. Il veut à tout prix protéger les populations du marais, riche en diversité reptilienne. On y retrouve, entre autres, la rainette crucifère, la salamandre maculée, le crapaud d'Amérique, la grenouille verte, la grenouille du Nord, quelques grenouilles des marais et, même, des tritons. En octobre 2000, trois tunnels sont aménagés sous la route pour faire traverser les amphibiens sans danger. La solution, jugée farfelue au départ, semble faire ses preuves. Aux premières pluies chaudes du printemps, les grenouilles se précipitent le long des clôtures, pendant que d'autres coassent avec vigueur. Dès la première pluie chaude du printemps, les amphibiens vont dévaler la montagne, sortir du boisé pour aller se reproduire. La route 220 sépare le marais de leur lieu d'hibernation, mais dès qu'ils verront la clôture, ils emprunteront les tunnels pour traverser en toute sécurité.» - Daniel Bergeron, président de l'Association de protection du lac Brompton Les données compilées par l'Association de protection du lac Brompton le confirment les amphibiens utilisent efficacement les tunnels, chacun à son rythme. Ça varie selon les espèces. Par exemple, la salamandre maculée à petits points jaunes traverse rapidement. À peine cinq minutes plus tard, elle est rendue de l'autre côté. Alors que la rainette crucifère a tendance à prendre un peu plus de temps», témoigne Daniel Bergeron. Mais peu importe leur célérité, les espèces sont toutes gagnantes au fil d'arrivée. Les amphibiens consomment de petits insectes, les grenouilles sont à leur tour consommées par des poissons ou d'autres prédateurs. Elles ont vraiment un rôle important dans la chaîne alimentaire de tout l'écosystème. Non seulement les amphibiens, mais tout l'habitat est important, le marais lui-même joue un rôle majeur dans l'épuration de l'eau du lac.» - Daniel Bergeron, président de l'Association de protection du lac Brompton Des amphibiens en santé sont donc synonymes d'un environnement sain. Comme quoi l'homme a toujours besoin de plus petit que soi!

petit tunnel sous la route pour les grenouilles